Quebec Mosque killer sentenced to life in prison

Canadian Anti-Hate Network says case demonstrates how hate poses real danger

 

(February 8, 2019 - Quebec) Today, Alexandre Bissonnette was sentenced to life in prison for murdering six men at a Quebec City mosque, Canada’s first mass killing at a place of worship. He could be eligible for parole after 40 years.

Quebec Superior Court Justice Francois Huot provided a lengthy judgment this morning which made note of Bissonnette’s “professional, measured and hateful” executions and recognized the attack as a hate crime, contrary to the defense’s claims.

The Judge noted that January 29, 2017, will be a date forever “written in blood” in both Quebec, and Canada’s history, and how the act tore apart the very fabric of Quebec and Canada.

“The severity of the sentence reflects how heinous Canadians view hate-motivated crimes, ” says Amira Elghawaby, board member at the Canadian Anti-Hate Network. “We hope today’s sentencing brings some measure of closure to the families of those forever impacted by this devastating act of hate and terror. We understand that the families and the community do not feel the sentence goes far enough.”

The Canadian Anti-Hate Network says the attack on the Quebec mosque was not only a hate crime, but an act of terrorism motivated by right-wing extremism. Legal academics including Professor Kent Roach of the University of Toronto have suggested the same.

“We hope this case makes it clear that hate can be a precursor to the worst imaginable crimes,” says Bernie Farber, chair of the network. “It’s absolutely evident that Mr. Bissonnette meant to terrorize an entire religious community and the Judge certainly reflected that in his comments about the wide impact of the shootings, and in analyzing Mr. Bissonnette’s stated motivations. However, it’s disappointing that he stopped short of calling this terrorism.”

Judge Huot did note the shooter’s explanation that he attacked the mosque because he feared terrorists would kill his family and that he “lost it” after learning that the Prime Minister had tweeted that refugees were welcome to Canada.

While Bissonnette has now been sentenced, those platforms that allow alt-right neo-Nazi and anti-Muslim hate to be shared and the propagandists on those platforms have once again escaped their share of the responsibility.

“If we truly want to prevent any such acts from every happening again, we will have to hold online platforms to account and target hate propaganda at its source,” says Elghawaby. “There is still no clear strategy on how to address online hate in this country and this will continue to harm various communities. Hate in Canada is sadly on the rise.”

Media inquiries: amira@antihate.ca


Le tueur d'une mosquée du Québec condamné à la prison à vie

Le réseau canadien anti-haine dit que la peine envoie un message fort

(8 février 2019 - Québec) Aujourd’hui, Alexandre Bissonnette a été condamné à la prison à vie pour le meurtre de six hommes dans une mosquée de la ville de Québec, le premier massacre commis au Canada dans un lieu de culte. Il pourrait être admissible à la libération conditionnelle après 35 ans.

Le juge de la Cour supérieure du Québec, François Huot, a rendu aujourd'hui un long jugement dans lequel il a pris note des exécutions «professionnelles, mesurées et haineuses» de Bissonnette et a reconnu l’attaque comme un crime motivé par la haine, contrairement aux affirmations de la défense.

Le juge a souligné que le 29 janvier 2017 serait une date «gravée dans le sang» dans l’histoire du Québec et du Canada, et que l'acte déchirait le tissu de la société civile du Québec et du Canada.

«La sévérité de la peine reflète à quel point les Canadiens rejettent les crimes motivés par la haine», a déclaré Amira Elghawaby, membre du conseil d'administration du Réseau canadien anti-haine. «Nous espérons que la condamnation d’aujourd’hui peut apporter un certain apaisement aux souffrances des victimes et leurs familles.»

Le Réseau canadien anti-haine dit que l'attaque de la mosquée à Québec était non seulement un crime motivé par la haine, mais également un acte de terrorisme motivé par l'extrême droite. Des académiciens juridiques, notamment le professeur Kent Roach de l'Université de Toronto, ont suggéré la même chose.

«Nous espérons que cette affaire montre clairement que la haine peut être un précurseur des pires crimes imaginables», a déclaré Bernie Farber, présidente du Réseau. «Il est tout à fait évident que M. Bissonnette voulait terroriser toute une communauté religieuse et le juge en a bien tenu compte dans ses commentaires sur l’impact considérable de la fusillade et dans l’analyse des motivations énoncées par M. Bissonnette. Cependant, il est décevant qu’il n’ait pas qualifié comme un acte de terrorisme.»

Le juge Huot a pris note de l'explication du tireur selon laquelle il avait attaqué la mosquée par crainte des terroristes qui tueraient sa famille et qu'il l'avait «perdu» après avoir appris que le premier ministre Trudeau avait tweeté que les réfugiés étaient les bienvenus au Canada.

Bien que Bissonnette soit maintenant condamnée, les plateformes qui permettent la haine néo-nazie et anti-musulmane de l'extrême droite sont partagées et les propagandistes de ces plateformes ont échappé une nouvelle fois à leur part de responsabilité.

«Si nous voulons vraiment empêcher que de tels actes ne se reproduisent, nous devrons demander des comptes aux plates-formes en ligne et cibler la propagande haineuse à la source», a déclaré Elghawaby. «Il n'y a toujours pas de stratégie claire sur la manière de lutter contre la haine en ligne dans ce pays et cela continuera à nuire à diverses communautés. La haine au Canada est malheureusement à la hausse.»

Contact: info@antihate.ca